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cette_nuit.mp3 Cette nuit

Être sur l’perron à attendre
La porte ne s’ouvre pas cette fois
Être comme un con et surprendre
Les amants enlacés, ça fait mal au foie.
Sans coup férir, alors, il s’en va
Retrouver les libations d’autrefois
Accoudé au comptoir, d’un bar à Hôtesses
Retrouver la chaleur, l’ivresse
Cette nuit

La pauvre hôtesse, cette fois
ne joue pas avec les sentiments de ce gars,
Et comme l’infirmière qui sous sa tutelle
Cache le rescapé du dernier carat.
Coeur d’artichaut, il pleure dans ses bras,
Elle lui propose un lit pour la nuit.
Il s’endort dare-dare sous son poids
L’hôtesse sourit heureuse
Cette nuit

17 juin 2010 Album Digital 10 Titres

Dom Juan

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le_fil_de_la_vierge.mp3 Le fil de la vierge

Au plafond de la pièce, une araignée s’installe
Je pourrais la tuer, l’écrabouiller d’ma sandale
Mais je n’ai pas le sang cruel et je conçois
Qu’il faut laver les murs lorsque l’on tue chez soi.

Alors princesse garde la ta force et ton mystère
Tisseuse des destins puissants et du sort des sans terres
Qui va mourir aujourd’hui, on te dit informée
Un homme violent, un intègre, un enfant mal formé ?

Aujourd’hui que tu es quelque chose d’immonde
Pour les mères, les civils, une peur inféconde
Leurs fils sans foi excommunient de la place
Tout ceux qui savent danser lorsqu'arrive la grâce.

Cette grâce que je regarde, l’insoumission fascine
Ils la dénoncent, ils la chassent, enfin l’enveniment
L’araignée du plafond à l’échelle du cadastre
C’est l’énigme « tsigane » désastre après désastre.

Regardes-tu ta main avant de faire un discours
Homme aux phobies grotesques, qui ose parler d’amour ?
Tu animes les peines et tu génères les malheurs
Quand tu écrases en criant celle qui te fait peur.

Celle qui aux Romains fit des clous et qui le regrette,
Qui ne demande rien quand les guerres s’arrêtent,
Qui a fait Django Reinhart malgré les nazis
Et jusqu’à New York la renommée de Paris !

Tous les voleurs de l’âme ont accepté la peine
D’encoller les murs de la folie quotidienne
Peu importe leurs partis lorsqu’ils tissent fidèles
Le réseau des nantis, et des guides ponctuels.

Les noyés seront sauvés, quelqu’un prendra ta place
L’avenir est sans surprise, ils musellent la grâce.
Ils ont fait l’Europe sans le fil de la vierge (Marie)
Et si cela t’étonne évite de vivre à crédit.

Ouvre la fenêtre, entends tu les caravanes ?
Le peuple du vent, le flamenco, les montagnes
Les enfants sans jouets, les chevaux, les bacchanales
Les cirques forains, les noces des salles communales ?

25 août 2011 Album Digital 10 Titres

L'arbre aux papillons

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letrangere.mp3 L'étrangère

Derrièr’ les rideaux dans un canapé de cuir est une grande fille
bell’ comme au lido avec un joli sourire et de très grandes quilles.
 
Ell’fait dans ses mains,
le dessin d’un chien,
fidèle et couché
qui lui chauff’ les pieds.
 
Langoureuse un peu pas trop mais en sous-vêt' elle va voir à la glace
comme ses cheveux, silencieuse comme muette, se torsadent et s’enlacent.
 
Elle attend un Jules,
une espèc’ de mule
qui lui fait l’amour
sans lui dir’ bonjour.
 
Miroir et image elle remet de la couleur blanche sur ses pommettes
sans hâte et sans rage, elle sait fair’ battre son cœur, et se dit c’est
trop bête :
 
D’être à ce garçon
qui sent le poisson.
Il vient tout à l’heure,
je l’sais c’est son heure.
 
Ell'vêt une robe une veste un pantalon, elle pinc’ ses cheveux
Les cache sous un bob, met en ordre le salon, et puis elle fait un vœu
 
Le veux-tu toi l'chien,
- Toi qu’est l’seul typ’ bien -
veux-tu prendr’ la fuite ?
Si oui, c’est tout d’suite...
 
Dans les rues de l’ombre, elle va là où la mènent son cœur et son instinct.
Fille de la tombe et puis fill’ de la peine, ô la pauvre putain.
 
Mais seule elle se perd,
elle n’a pas de flair.
Et puis cette ville,
la rend malhabile.
 
Les rues sans lumièr’s sont celles où l’on chemin’ quand on a pas d’espace
Que lui veut la terre, as-tu vingt ans la gamine, on choisit pas sa place.
 
Où est son pays ?
Mais qui vit ici ?
Qui sont tout ces gens
aux airs importants ?
 
Ell’ parle à personne, pour la raison que la langue elle ne la connaît pas.
Ell’ s’appelle Yvonne et tous les soirs si elle tangue des hanches, c’est pour toi.

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
ismael.mp3 Ismaël

Ismaël dit que je suis trop dur avec les autres
Et qu’un jour à leur tour ils se vengeront sur
Moi, qui ne veux pourtant rétablir que les fautes
Et lancer à mon tour mes chaussures, sur leurs côtes.
 
Alors, quand le grand boss se ramène plein de morgue
Ou de naïveté feinte, fausse politesse,
Pour offrir sa bouteille à celui qui sans orgue
Sait bien trouver son eau à la source et le reste
Il me dit « à ton poste en silence
Garde ton job et ta science. »
 
« Je suis vieux, j’ai vécu, je me fous de leurs mœurs
Ça fait trente ans que je bosse ici à la plonge
De cette cantine, et que toujours les nouveaux directeurs
Se succèdent et se mentent, alors songe que ces seigneurs
 
Je les connais comme je connais le Maroc
L’Italie, la Sicile, et quand je communique
Avec toi dans ta langue pour celui qui m’provoque
Je suis sourd, je suis muet, car ces cons ils m’expliquent,
Comment on travaille bien que je
Sois dans ces murs le plus vieux ! »
 
Mais, Ismaël pourquoi on te laisse solitaire ?
Aujourd’hui, à ton poste, il y a besoin de deux personnes.
Toutes ces assiettes à laver encore, ces couverts
Ces plateaux, ces bols, ces ustensiles et ces verres !
 
Tu ne peux pas être au four et puis au moulin,
Au cul et à la gueule de ce lave-vaisselle.
Comment gérer ce tapis roulant à deux mains
D’un coté le propre et de l’autre la poubelle ?
Pas besoin d’avoir un bac ou trois,
Pour comprendre qu’on ne peut pas !
 
Vous pouvez vous bercer, vous mentir, étudiant.
Fils à papa, maman, qui toujours en retard,
Rend son plateau sans songer que passe le temps
Et qu’autour de vous dansent les balais vivants.
 
On en voit même faudrait la chandelle, je vous jure
Tandis que l’eau du lave vaisselle se dépense ;
Que la grande gueule attend leurs deux trois ordures ;
Ils sont là suffisants, ils digèrent et ils pensent :
Qu’ici ces messieurs sont des clients
Dans une cantine d’étudiants !
 
Alors avec Ismaël on se regarde, et on rit
De ces braves qui demain seront nos directeurs ;
De ces braves qui ont tellement déjà d’mauvais plis
De ceux qui n'ont encore jamais gagné leur vie
 
De ces braves qui nous f’rons des sermons sur l’hygiène
Des études à n’en plus finir, et sans aucune bactérie
De ces idiots béats devant des lois pérennes
Quand dans l’instant un homme est solitaire l’ami :
Sur un poste où on ne peut pas
Même en ayant un bac ou trois.

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
un_euromillionnaire.mp3 Un euromillionnaire

Faudra que tu y ailles à pattes sans ta bagnole
Faudra bien regarder en face, les oiseaux, les gosses de nos écoles.
Tu as quoi dans ta besace de plus qu'une clé des villes ?
Tu travailles pour un fantôme d'un fantôme c'est qui au bout du fil ?
 
Tes paris perdent
 
Ton ange était ton diable ; lorsqu'il a parlé fort
Ses désirs trop longtemps contenus t'envoient dans le décor !
Pas de mal... Première chance... Il revient à la charge
Maintenant que tu es tout nu tu rameras dans son équipage.
 
L'argent et le confort, tout était pour lui plaire
Mieux vaudrait ne rien dire à ta femme de ta situation elle était tellement fière !
Mais l'train est en avance, et ça te fout les boules
Ne sais-tu pas que toutes tes actions étaient en différé ma poule ?
 
Tes paris perdent
 
Tout était favorable, pour ne pas que tu tombes
Ils avaient chassé les vagues, mais ils ne pouvaient pas chasser ton ombre.
Leur monde est si sordide, le tien si misérable
qu'hier encore la gentillesse se levait pour t'offrir une table ;
 
Tu as cru dans son sourire, tu as mangé de bon cœur,
C'était comme dans un rêve, et toi, tu aspires un jour au bonheur !
Bon sang c'est tellement triste, j'aimerais changer de chaîne
Mais le réseau fait des caprices... Elles sont toutes européennes !
 
Gentil cerveau cupide qui veut devenir Euromillionnaire
Faut pas jouer au plus malin, quand on est d'une souche ordinaire.
Ils préparent le terrain, n'as-tu jamais vu ton fantôme ?
A travers les vallées on a voté non, ils ont dit oui dans une assemblée d'une centaine d'homme !
 
Faudra que tu ailles à pattes sans ta bagnole
Faudra bien regarder en face, les oiseaux, les gosses de nos écoles.
Pourvu que tu t'en sortes et que tes clés fragiles
Ah... Les ambitions comme les tiennes, un jour, fassent des enfants plus subtils.

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
une_ville_sans_histoire.mp3 Une ville sans histoire

Le fil de la discussion a été perdu
A la terrasse du café cet été
Buvons un autre verre pour oublier
Que l’on est bloqué ici sans revenu !

Je m’imagine ailleurs je suis là
J’ai du mal à vivre ou c’est toi
Qui aimes les noyés
Pauvre ville fatiguée.

Je n’ai pas quémandé, tu m’as mal reçu
Tu étais toujours là sur mes pas
Il fallait faire vite, et faire selon toi
Aujourd’hui je m’ennuie de ton fleuve de tes rues.

Ma solitude est si grande que tu fuis, petite
princesse pour celui qui ne t’aime pas

Je m’imagine ailleurs, je suis là
J’ai du mal à compter ou c’est toi
Qui as la main avare
Riche ville de l'histoire

Sûrement c’est encore mes faux pas qui me tuent
J’ai travaillé à l’œil, fais confiance à la vie :
Ne crois jamais les promesses de qui te sourit
Leurs travaux sont des peines sans revenus !

Je m’imagine ailleurs je suis là
J’ai du mal à me battre ou c’est toi
Qui chéris les pendus
Triste ville corrompue ?

Tu dis "je vais te voler", mais tu m’as confondu
Tu m'as pris pour un autre et c'est toi qui me dois
Un jour tu prendras de mes nouvelles, mais je crois
Il sera trop tard, je me serai déjà battu...

Ma solitude est si grande que tu fuis, petite
princesse pour celui qui ne t’aime pas

Je m’imagine ailleurs je suis là
Oh j’ai mal au cœur avec toi
Qui a l’accent vulgaire
Forteresse des misères

Avec ou sans toit, j’ai marché dans tes rues
Je les connais si bien que je peux les nommer
Mais c’est sans valeur et tu sembles murmurer
Tes travaux sont des peines sans revenus !

Ma solitude est si grande que tu fuis, petite
princesse pour celui qui ne t’aime pas

Je m’imagine ailleurs je suis là
J'ai du mal à vivre ou c'est toi
Qui commandes au hasard
Riche ville sans histoire ?

04 décembre 2013 Album Digital 10 Titres

Sélection EP aLamanon

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Sélection EP Alamanon 6,00 €
tondeur_doeuf_0.mp3 Tondeur d'œuf

On a un copain c'est un tondeur d'œuf,
Un esprit obtus qu'a un sens aigu
De l'économie, ah je plains son bœuf
Qui tout maigre sue, tirant sa charrue !

Un repas chez lui, tu chies petites crottes
Pain et margarine, une clémentine
Composent sa table même si t'es son pote
Ça ne change rien, tout l'monde au régime !

Du soir au matin, il compte son beurre
Je lui dis ça fond, c'est indénombrable
Mais que voulez-vous ça n'lui fait pas peur
C'est sans solution, c'est « irraisonnable. »

Sa vie, elle ressemble à une écrevisse
Qui va à r'culons, jusqu'à sa retraite ;
Oui, des maux de cœur aiguisent son vice
Bien déçu de l'homme alors il s'entête !

A chacun son rythme, à chacun sa pente,
Je sais bien que c'est le droit de tout homme ;
Mais lui est vraiment long à la détente
et toujours a mal, à la main qui donne.

C'copain qui déjà du vinaigre pisse
Je prie pour qu'jamais, il n'aille au safran,
Car il nous fera une mortelle jaunisse
Si dans la faillite, il tombe dedans.

17 juin 2010 Album Digital 10 Titres

Dom Juan

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Sélection EP Alamanon 6,00 €
ami.mp3 Ami

Je sais t’avoir fait du mal et chaque jour qui passe rompt en moi
Un peu plus de bonheur, mais tu pourrais me rendre ma joie
On était sur le même chemin, trop peut-être pour qu’on y croie
Tu l’avais écrit de ta main, j’ai mal lu, please, crois moi

Je persiste à t’écrire encore, mes lettres sont sans réponse de toi
Je veux trouver la clé en or, et ouvrir une nouvelle voie
Je ne veux pas que tu reviennes sur ma route
Je ne veux pas t’apprendre la vie, écoute
Un signe de toi rendrait ma joie.

Un dicton populaire nous dit, qui châtie bien aime aussi sois
Pas trop cruel mon vieil ami, on s’est connus moins de six mois
Ami, je veux ta route en somme, aussi belle avant nos coups bas
Car je pleure aussi comme un homme, à l’intérieur, tu ne vois pas

Dis moi si la B.A. est vaine, on prend un coup, deux, mais pas trois
Et si ce qui coule dans mes veines doit couler sur ma peau pour toi
Je ne veux pas que tu reviennes en vaincu
Je ne veux pas te plier plus, sais-tu
Un signe de toi rendrait ma joie

Ah le silence a bien des ombres, elles se bousculent, on ne dort pas
Et les rêves soulèvent les tombes, et le vent pliera notre croix
Quand je délire à réussir, la mort me dit ne prends pas froid
Combien faut-il encore souffrir, ami, please, rends-moi ma joie.

25 août 2011 Album Digital 10 Titres

L'arbre aux papillons

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Sélection EP Alamanon 6,00 €
joli_corps.mp3 Joli corps

J’t’invitais au cirque tzigane, petite fleur
Mais tu n’as pas senti leurs âmes dans ton coeur
Tu m’as dit ces gens sont sales, leurs mœurs immorales
 
J’t'invitais à regarder l’automne, tout mon or
Magnifique sur les quais de la Saône, j’ai eu tord
Tu m’as dit j’préfère l’été
 
J’t’invitais à voir les sauvages, ma sirène
Sur la Loire les oiseaux de passage, mais hautaine
tu m’as dit t’es un gars louche, ton cul sur une souche
 
J’t’invitais au bord de la mer joli corps,
un jour où le vent était fier, excessivement fort
Et voilà que maintenant tu rigoles, qu’enfin tu es folle ?
 
J’t’invitais au cirque tzigane, petite fleur
Mais tu n’as pas senti la flamme dans mon coeur
 
Oh tu t’en foutais de l’automne, tout mon or
J’aurais pu être ton homme, j’ai eu tort
Tu m’as dis j’préfère l’été
 
J’ai cru que tes yeux étaient sauvages, ma sirène
J’ai vu ton corps, j’ai vu un mirage, j’ai de la peine.

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
dom_juan.mp3 Dom Juan

Elle a les lèvres tendues
Tout le corps tendu
Vers un baiser d’homme elle appelle

Depuis l’temps qu’morfondue
Elle pense à un gus
Qui dedans sa vie mette du bordel

Tout les soirs elle se fait
Des toilettes parfaites
Devant sa glace, mimiques et dentelles…

Mais tout ce p’tit effet
A croire qu’ils font exprès
Personne ne l'a vu : Elle s’est fait belle !

Ah Dom-juan
Il faut qu’tu ramènes
elle pleur' tout l’temps
la Da-Damoiselle

Elle va dans les soirées
Les soirées pour s’montrer
Là où tout coule même le Rimmel.

Là où le cœur serré
On attend de s’marier
Un type qui ne pue pas trop des aisselles !

Elle est de ces filles là
Timides, qu’on ne voit pas
Qui n’sont pas laides sans non plus être belles.

La nature a d’ces lois
Et qui ne le sait pas
N’a rien compris à la tour de Babel…

Ah Dom-juan
Il faut qu’tu ramènes
c’est le moment
chez la Da-Damoiselle

Les Dom-juans n’ont plus d’cœur
Les types n’ont plus d’sœurs
Ils cherchent tous la même gazelle

Celle qui r’semble à une fleur
Celle qui n’a plus d’odeur
Celle qu’a des OGMs dans la cervelle…

Heureusement que dans l’monde
Y'a pas que des Miss Monde
Faudra payer la note, monsieur, l’échelle !

Au prix des subterfuges
Je dis gloire à qui juge
Ce soir, c'est gratis l'arbre de noël.

Ah Dom-juan
Il faut qu’tu ramènes
elle pleur' tout l’temps
La Da–Damoiselle

17 juin 2010 Album Digital 10 Titres

Dom Juan

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abbeygate_street.mp3 Abbeygate street

Dans une auberge sans futur au toit bientôt effondré
Je commençais mes voyages avec trop de livres dans mon sac
Sur la baie de Galway, les oreillettes du Walkman enfoncées
Je réapprenais l'anglais avec Blood and the Tracks.
 
Rapidement je quittai l'auberge et mes camarades français
En quittant mon pays, je fuyais aussi sa langue.
Sous les combles d'Abbeygate Street debout sur un tabouret
Je fumais ma fierté sur les toits de décembre.
 
Aujourd'hui que je ne vois plus les yeux qui figeaient
Les premières années de ma sensibilité
Je me demande comment on fait ces sentiments là.
 
Nouveau et enthousiaste, la veille encore j'aurais suivi
Elisa à Dublin, mais le jour suivant arrivaient
Un ami ainsi que ma famille qui n'avaient malheureusement pas compris
Que celui que j'étais Elisa l'emmenait.
 
Ici mais absent, on me fit des reproches
Alors, je pris un Ferry et je laissai sur le quai
ma peine et mes défauts et ceux là de mes proches
Qui me voulaient comme avant, quand l'absence d'Elisa me rendait muet
 
Aujourd'hui que je ne vois plus les yeux qui figeaient
Les premières années de ma sensibilité
Je me demande comment on fait ces sentiments là.
 
Sans nulle part où aller, j'errai un temps puis je retournai
En détresse chez mon père où six mois m'absorbèrent,
Comme une mer étale que les marins redoutaient, quand naviguaient
Encore la Trinidad ou Santa Maria pour une quête sincère.
 
J'attendis, puis je rengeai ma chambre comme pour partir
Vers un voyage impuissant duquel on ne revient pas,
Quand un ami me dit l'homme que tu es te fait souffrir
J'ai une chambre pour toi rue Vasco de Gama !
 
Aujourd'hui que je ne vois plus les yeux qui figeaient
Les premières années de ma sensibilité
Je me demande comment on fait ces sentiments là.

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
black_blanc_beur.mp3 Black blanc beur

Black blanc beur, c'est pas du vocabulaire
Appelle-moi par mon nom, je t'appellerai par le tien !
Bis

01 février 2011 Album Digital 10 Titres

Maria

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Sélection EP Alamanon 6,00 €
micellinium_-_le_hasard.mp3 Le hasard...

Ce matin j'ai tenu ta main
A midi, tu es partie
Ce soir, viendras-tu me voir ?
C'est pour moi un grand espoir.

Mais je sais que... quand l'amour repart
Mais je sais que... rien ne le retient
Mais je sais que... quand l'amour revient
Mais je sais que... ça tient d'un grand hasard...

Fatigué un peu sonné
Ton regard m'aurait suffit
Éloigné de toi, la vie
Y'en a-t-il une autre possible ?

Mais je sais que... quand l'amour repart
Mais je sais que... rien ne le retient
Mais je sais que... quand l'amour revient
Mais je sais que... ça tient d'un grand hasard...

12 décembre 2009 Album Digital 10 Titres

Sélection EP aLamanon

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Sélection EP Alamanon 6,00 €
lu.mp3

Je vous ai apporté un paquet d’églantines
Et puis tout un bouquet de belles capucines
Y’en a d’toutes les couleurs, y’en a pour tous les cœurs,
Prenez-en c’est pour vous, moins celle-ci c’est pour Lù.

Je vous ai apporté des bottes de pensées
Y’en de toutes les sortes, elles aiment se mélanger
Des roses et puis des bleues qui caressent les yeux
Allez-s’y, servez vous, moins celle-ci c’est pour Lù

Les filles mon père
Elles m’animent sévère
Mais c’est Lù mon père
Qu’a la fleur qu’j'préfère !

Je vous ai apporté cent trente et une violettes
Autant que toutes les semaines que j’vous ai dans la tête
Qui ça ? Voyons personne occupez-vous d'votre homme
Et prenez ces fleurs vous, moins celle-ci c’est pour Lù.

Je vous ai apporté des brassées de glaïeuls
Madame passez bien l’bonjour à votre filleule
En souvenir de son joli petit bidon
Et de ses vrais bisous, moins cette fleur c’est pour Lù !

Les filles ma mère
Elle m’animent sévère
Mais s’est Lù ma mère
Qu’a la fleur qu’j'préfère !

Je viens de récolter cent cinquante trois mille roses
J’ai les mains toutes griffées mais c’est pour quelque chose
C’est pour flancher un cœur et pour gagner mon beurre
Madame je suis fleuriste et pour ma Lù,

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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la_garde.mp3 La garde

Y’avait une fleur aujourd’hui sur une branche jolie,
Dans le froid de février qu’est tout gris dur à porter.
Mais y’a une fleur aujourd’hui de l’horizon à ma folie,
Sous le ciel de février, rosée elle semble l’été
 
Je m’approche doucement
Le cœur plein d’sentiments
Comme en fleurs j’n’y connais rien
J’n’ai pas trop l’air malin
 
Y a mon collègue aujourd’hui dans la guérite de la folie
Qu’a des médaille qu’est décoré qui roupille toute la journée
Y a mon collègue aujourd’hui dans la guérite pas jolie
Qu’est rosé, qu’est amoché en février et toute l’année.
 
Je m’approche doucement,
Lui d’mande gentiment
« En nom d’fleurs j’n’y connais rien
Dis sais tu qu’elle est le sien ? »
 
« Qu’es t’a’ pauv’ type aujourd’hui, tu fais le beau cœur pour qui
Fais ton boulot et fait pas chier pauvre tapette sale Pd ! »
Alors j’fais ma ronde de folie, car faut bien gagner sa vie
Et voilà qu’j’ai la nausée, c’est c’t idiot qu’a tout cassé.
 
Je me résonne, doucement
Revient mes sentiments
Comme en fleur j’n’y connais rien
J’lui ai donné le sien !

14 mai 2014 Album CD discbox slider 7 Titres

Souvenirs du réel

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Souvenirs du réel, Alamanon 9,00 €
mon_pote_le_chene.mp3 Mon pote le chêne

Allons viens, je t’emmène voir mon pote le chêne
Mon ami de toujours.
J’lui parle de mes peines, je lui dis ce que j’aime.
Crois-moi, il n'est pas sourd
A mes paroles, il les garde au frais
Et quand je les oublie, je vais le voir pardi.

Et tout ce que je grave, tout au sein de sa sève
Mon ami de toujours,
Lui, il ne l’égare pas alors il me le souffle.
Et peu importe le jour, ces paroles
Il les a au frais,
Et quand je les oublie, lui, il me les redit.

Lors je prends du courage et content comme un sage
Mon ami de toujours,
Me joue de la musique tout en mouvant ses feuilles ;
Dès lors, la joie accourt à mes paroles
Je gagne ton respect.
Et dans tes yeux je lis, qu’on monte au paradis !

17 juin 2010 Album Digital 10 Titres

Dom Juan

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